J'ai failli attendre !

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 30 janvier 2012

L'amour dure trois ans, et le nombrilisme toute une vie

L'Amour dure trois ans Ce blog moribond aura connu creux et bosses, mous et remous, silence et (relative) vitalité. J'ignore si mon camarade compte prochainement nous régaler de ses pensées, j'ouvre de mon côté de nouveau le bal du cinéma, avec un habitué du lieu (et donc de mon cerveau, ce que je regrette) : Frédéric Beigbeder. J'apprécie le cocktail d'éclectiques critiques dont il remplit chaque semaine son shaker dans l'émission « Le Cercle » sur Canal+ Cinéma. Je concède qu'il partageait les torts sur l'odieuse adaptation de son 99 Francs par Jan Kounen. J'étais ulcéré par la majorité des bouquins qu'il avait écrits, mais voilà que son esprit boursouflé a décidé de nous concocter un film tiré de son propre livre L'Amour dure trois ans et sous-titré, de manière désopilante, « Le meilleur film de Frédéric Beigbeder ». Comme c'est le seul, c'est sans doute également le pire.

Lire la suite...

lundi 1 mars 2010

Familles, je vous aime !

Famille Mariage ou pas ? Débat éternel de notre temps. Éternel depuis peu, en fait : il n'existe probablement que depuis deux générations. Avant, foin de débat, on se mariait, et puis c'est tout ! C'était plus simple, tout de même.

Ce sujet du mariage, qui semble un peu suranné dans l'absolue modernité de notre époque, ne laisse pourtant que peu de concubins insensibles, j'ai pu le remarquer une nouvelle fois au cours d'une récente soirée dont les aimables protagonistes se reconnaîtront. Eh oui, c'est un sujet qui ne laisse pas de marbre, que ce soit pour des raisons d'héritage culturel pourri, de confrontations de couple tendu(es), d'occasion manquées ou de non-dits refoulés.

Lire la suite...

dimanche 21 février 2010

Tu regardes quoi, là ?

Téléviseur Je suis parfaitement bien placé pour en parler : j'utilise presque quotidiennement un téléviseur, un iMac, deux PC portables, un téléphone mobile 3G et un iPhone. Je suis en phase avec mon temps : je lis les journaux sur internet, les émissions branchées de buzz m'intéressent, mon compte Facebook regorge de dizaines d'amis à qui je ne parle jamais, et mes quatre ou cinq messageries sont minutieusement vérifiées plusieurs fois par jour. Pourtant, tout en étant conscient de mon addiction et quoiqu'ils suscitent mon intérêt et ma curiosité, j'ai la vive impression que ces écrans m'abrutissent.

Lire la suite...

mardi 25 août 2009

Sans gloire ?

Brad Pitt Quentin Tarantino a fait débarquer sur nos terres occupées lors de la Seconde guerre mondiale ses Bâtards illuminés venus « exterminer du nazi » et très indirectement venger une juive dont la famille a été massacrée. Il en profite pour tricoter autour de ses personnages habituels ses thèmes habituels — mais en allemand —, se faire enfler les hanches et décrire Hitler et Goebbels comme des excités frénétiques et quasi comiques. La présentation est rapide et grossière, le film quelquefois un peu aussi, tout en étant très divertissant et souvent convaincant. Pas si simple, hein.

Lire la suite...

dimanche 10 mai 2009

Hado... quoi ?

CD De cette loi, on n'en comprend même pas le nom. Pourtant, qu'est-ce qu'on aime en parler ! Entre les vedettes, qui mettent au rencard leurs tendances généreuses dès lors qu'on touche à leur porte-monnaie, et les internautes, qui sont persuadés qu'on veut leur voler leur liberté (mais qui vole qui, aujourd'hui ?), nombreux sont les hypocrites, les menteurs et les couards, qui pensent que leur parole est la plus juste. Pour trancher un sujet aussi complexe que le rapport des droits d'auteur et d'internet, tout le monde s'installe, d'une manière immensément simpliste, dans un des deux camps proposés : pour ou contre Hadopi. Un peu court, non ?

Lire la suite...

samedi 4 avril 2009

Décroissance phase 2

Décroissance 2 Mon blogueur d'ami David m'a, à juste titre, fait remarquer que parler de décroissance, ça ne faisait rien décroître du tout. Depuis, je réfléchis à tout ce qui est réalisable au quotidien pour limiter au maximum la croissance. Et puis, je réfléchis aussi à l'intérêt de la décroissance, à sa possibilité de réalisation et à son but. Commençons par le but, avec de nouvelles réflexions sur le sujet, car faire sans but, c'est le propre des fous (qui n'ont pas toujours tort).

Lire la suite...

dimanche 23 novembre 2008

Un gars, deux filles

Two Lovers Dire que j'ai aimé Two Lovers serait une sorte d'euphémisme éhonté. J'y allais largement convaincu par les trois précédents films de James Gray — Little Odessa (1994), The Yards (2000), La Nuit nous appartient (2007) — et avec quelques images de chacun d'entre eux dans la tête.

Dommage que ce Two Lovers ne soit sorti qu'en 2008, et pas avant, car j'ai la sensation que l'on est plus tâtillon qu'il y a quelques décennies pour décréter qu'un film passerait à la postérité. James Dean et Natalie Wood, à côté de Joaquin Phoenix et ses partenaires, c'est de la bluette surannée.

Lire la suite...

mardi 18 novembre 2008

La décroissance, une révolution logique

Décroissance Il y a environ deux semaines, en surfant sur la toile, je suis tombé sur un film un peu étrange... Il est vrai que ce n'était pas tout à fait par hasard, plutôt une de ces graines étranges de la mémoire et de l'envie qui décident de pousser quand elles veulent, comme une de mes récentes dents de sagesse (qui m'a fait mal d'ailleurs). Enfin ce film présentait en un peu moins d'une heure plusieurs témoignages, interviews, reportages d'acteurs de la décroissance (« colporteurs de décroissance » semble constituer l'expression choisie par certains d'entre eux pour se qualifier).

Chers lecteurs, en toute émotion, et je suis assez ému de le livrer sur ce blog en « exclusivité », ce film m'a beaucoup touché et conquis au fur et à mesure que je décryptais la justesse et la portée des propos tenus par tous les zigotos dudit film. Et j'apprécie, symboliquement, de pouvoir rendre publique mon émotion en creusant davantage le principe de la décroissance, car c'est un sujet qui est de plus en plus actuel (et non rétrograde) et de plus en plus public : il nous concerne tous, et concerne tout.

Lire la suite...

dimanche 16 novembre 2008

Socialiste pour elle-même (et elle n'a pas tort)

S. Royal

À titre personnel, cela faisait depuis le mois de février que je n'avais pas écrit quelque chose de politique ici. Plus trop envie, plus trop d'intérêt à perdre de l'énergie sur une lutte qui devrait être importante, mais qui devient accessoire, faute d'acteurs intéressants. Pourtant, le contexte était très fertile : réforme institutionnelle, crise économique, élection d'Obama. Mais voilà qu'arrive le congrès du Parti socialiste ! Inratable, un sujet pareil.

Lire la suite...

mercredi 8 octobre 2008

Après le vacarme

Cantet Cannes En mai dernier, Sean Penn attribuait la Palme d'Or à Entre les murs, le film de Laurent Cantet, adapté du roman de François Bégaudeau, dont je connaissais bien la plume pour avoir lu des billets inégaux et prétentieux à propos de football dans Le Monde, ainsi que quelques critiques bien senties dans Les Cahiers du cinéma. J'ignorais en fait qu'à cette époque (ou juste avant) son activité principale était d'être prof de français. Le film, dans lequel il interprète presque son rôle sous un nom d'emprunt, prend le temps d'en dresser le portrait et celui d'une de ses classes, avec patience et justesse.

Lire la suite...

- page 1 de 6