Mariage ou pas ? Débat éternel de notre temps. Éternel depuis peu, en fait : il n'existe probablement que depuis deux générations. Avant, foin de débat, on se mariait, et puis c'est tout ! C'était plus simple, tout de même.
Ce sujet du mariage, qui semble un peu suranné dans l'absolue modernité de notre époque, ne laisse pourtant que peu de concubins insensibles, j'ai pu le remarquer une nouvelle fois au cours d'une récente soirée dont les aimables protagonistes se reconnaîtront. Eh oui, c'est un sujet qui ne laisse pas de marbre, que ce soit pour des raisons d'héritage culturel pourri, de confrontations de couple tendu(es), d'occasion manquées ou de non-dits refoulés.
Je suis parfaitement bien placé pour en parler : j'utilise presque quotidiennement un téléviseur, un iMac, deux PC portables, un téléphone mobile 3G et un iPhone. Je suis en phase avec mon temps : je lis les journaux sur internet, les émissions branchées de buzz m'intéressent, mon compte Facebook regorge de dizaines d'amis à qui je ne parle jamais, et mes quatre ou cinq messageries sont minutieusement vérifiées plusieurs fois par jour. Pourtant, tout en étant conscient de mon addiction et quoiqu'ils suscitent mon intérêt et ma curiosité, j'ai la vive impression que ces écrans m'abrutissent.
Quentin Tarantino a fait débarquer sur nos terres occupées lors de la Seconde guerre mondiale ses Bâtards illuminés venus « exterminer du nazi » et très indirectement venger une juive dont la famille a été massacrée. Il en profite pour tricoter autour de ses personnages habituels ses thèmes habituels — mais en allemand —, se faire enfler les hanches et décrire Hitler et Goebbels comme des excités frénétiques et quasi comiques. La présentation est rapide et grossière, le film quelquefois un peu aussi, tout en étant très divertissant et souvent convaincant. Pas si simple, hein.
De cette loi, on n'en comprend même pas le nom. Pourtant, qu'est-ce qu'on aime en parler ! Entre les vedettes, qui mettent au rencard leurs tendances généreuses dès lors qu'on touche à leur porte-monnaie, et les internautes, qui sont persuadés qu'on veut leur voler leur liberté (mais qui vole qui, aujourd'hui ?), nombreux sont les hypocrites, les menteurs et les couards, qui pensent que leur parole est la plus juste. Pour trancher un sujet aussi complexe que le rapport des droits d'auteur et d'internet, tout le monde s'installe, d'une manière immensément simpliste, dans un des deux camps proposés : pour ou contre Hadopi. Un peu court, non ?
Mon blogueur d'ami David m'a, à juste titre, fait remarquer que parler de décroissance, ça ne faisait rien décroître du tout. Depuis, je réfléchis à tout ce qui est réalisable au quotidien pour limiter au maximum la croissance. Et puis, je réfléchis aussi à l'intérêt de la décroissance, à sa possibilité de réalisation et à son but. Commençons par le but, avec de nouvelles réflexions sur le sujet, car faire sans but, c'est le propre des fous (qui n'ont pas toujours tort).
Dire que j'ai aimé Two Lovers serait une sorte d'euphémisme éhonté. J'y allais largement convaincu par les trois précédents films de James Gray — Little Odessa (1994), The Yards (2000), La Nuit nous appartient (2007) — et avec quelques images de chacun d'entre eux dans la tête.
Il y a environ deux semaines, en surfant sur la toile, je suis tombé sur un 
En mai dernier, Sean Penn attribuait la Palme d'Or à Entre les murs, le film de Laurent Cantet, adapté du roman de François Bégaudeau, dont je connaissais bien la plume pour avoir lu des billets inégaux et prétentieux à propos de football dans Le Monde, ainsi que quelques critiques bien senties dans Les Cahiers du cinéma. J'ignorais en fait qu'à cette époque (ou juste avant) son activité principale était d'être prof de français. Le film, dans lequel il interprète presque son rôle sous un nom d'emprunt, prend le temps d'en dresser le portrait et celui d'une de ses classes, avec patience et justesse.
« Si tu veux travailler, assieds-toi et attends que ça passe. » (proverbe corse)