Poussé par quelques amis, dont certains ont comme signe de reconnaissance une royal gala tatouée sur la fesse droite, ce qui sert de sésame à de grands rituels où Steve Jobs est célébré (avant sa prochaine canonisation), et finalement bien conseillé, je me suis lancé dans le grand bain, en acquérant un iMac de vingt pouces, où « tout est dans l'écran », comme dirait ma maman.

Je souhaitais de toute manière opérer un changement informatique de grande ampleur et, dans une sorte de défi intellectuel (ça va, je me fixe des défis que je sais réalistes), me suis lancé dans cette belle aventure. Cet adjectif trahit déjà mon enthousiasme vis-à-vis de cette adaptation, qui s'est passée sans douleur.

Les produits d'Apple sont à la mode depuis quelques temps. Surtout depuis le succès de l'iPod, de l'iPhone et grâce à l'esthétisme affiché de ces babioles. Dommage, plus que leur apparence, je trouve avant tout qu'ils fonctionnent bien. Qu'ils sont bien pensés. Que ce qui est fourni avec l'ordinateur n'est pas le strict minimum (qui ne l'est même pas, d'ailleurs), mais vraiment des outils de qualité, mis à la disposition du premier venu. Web, photos, mail, musique, calendrier, films, tout est très simple et efficace.

Et je regrette un peu qu'on n'ait pas mis entre les mains du plus grand nombre des machines comme celles-ci, plutôt que d'en avoir une écrasante majorité propulsée par les divagations des zélotes de Bill. Des générations d'utilisateurs d'ordinateurs ont été formés à la sauce Microsoft, et d'aucuns possèdent des réflexes qu'ils ne voudront pas perdre. Alors si le fameux design peut être un contre-argument aussi pernicieux que celui de l'immobilisme, pourquoi pas... Non ?