Il y a environ deux semaines, en surfant sur la toile, je suis tombé sur un film un peu étrange... Il est vrai que ce n'était pas tout à fait par hasard, plutôt une de ces graines étranges de la mémoire et de l'envie qui décident de pousser quand elles veulent, comme une de mes récentes dents de sagesse (qui m'a fait mal d'ailleurs). Enfin ce film présentait en un peu moins d'une heure plusieurs témoignages, interviews, reportages d'acteurs de la décroissance (« colporteurs de décroissance » semble constituer l'expression choisie par certains d'entre eux pour se qualifier).
Chers lecteurs, en toute émotion, et je suis assez ému de le livrer sur ce blog en « exclusivité », ce film m'a beaucoup touché et conquis au fur et à mesure que je décryptais la justesse et la portée des propos tenus par tous les zigotos dudit film. Et j'apprécie, symboliquement, de pouvoir rendre publique mon émotion en creusant davantage le principe de la décroissance, car c'est un sujet qui est de plus en plus actuel (et non rétrograde) et de plus en plus public : il nous concerne tous, et concerne tout.

Ségolène Royal n'hésite pas à avancer, dans tous ses discours copiés-collés, que « l'excellence environnementale et le codéveloppement solidaire » constitueraient un de ses thèmes majeurs de campagne présidentielle, « parce que la France ne se sauvera pas toute seule. Notre avenir, c'est aussi l'avenir des pays les plus pauvres de la planète et nous avons, dans cette campagne, à répondre à leurs interrogations et à leurs attentes. » Nicolas Sarkozy a, lui, fait de Nathalie Kosciusko-Morizet, polytechnicienne spécialiste de l'environnement et député UMP de l'Essonne, sa caution écologique, tout en reléguant ce point aux annexes du projet législatif de son parti.