Mardi 20 novembre, 20 h 35. L'Irlandais Declan de Barra, aux commentaires amusants et aux vocalises celtoïdes agréables puis agaçantes, termine la première partie du premier concert d'AaRON à l'Olympia. Mes deux (splendides) voisines anonymes rêvent d'entamer leur sandwich au chèvre, soi-disant odorant, les enthousiastes devant la scène agitent déjà leurs mains pour appeler le duo vedette. Le rideau rouge se referme sur le piano à queue et le décor quasi vide.
Vingt-cinq minutes plus tard, il se rouvre dans l'obscurité percée de multiples points lumineux, et la seule chanson en français du groupe, Le Tunnel d'Or, constitue l'introduction du plus intense concert auquel il m'ait été donné d'assister en 2007.