Pour ma première intervention, je ne peux me lancer à l'eau sans branches auxquelles me raccrocher... Je commencerais donc par rebondir sur le précédent article de l'éditeur de ce blog, de surcroît mon ami, David. Car des perdants, David, il y en a eu, 467, soit 577 moins les 110 élus du premier round. 468 même, avec une unique triangulaire, qui a vu s'opposer (sur le terrain, enfin) MoDem, PS et UMP, et dont Jean Lassalle est sorti vainqueur.
Non, je ne pleure pas pour eux, car 100 % des perdants ont pu tenter leur chance, mais j'ai une pensée pour le plus grand absent de l'Assemblée nationale, Alain Marie Juppé. Ma maigre carrière d'observateur de la vie politique en France ne me permet pas de retrouver une situation comparable à la sienne aujourd'hui et ce retournement de situation après un retour réussi à la haute res publica mérite bien quelques mots.
On nous prédisait un grand succès pour l'UMP, appelé parfois « tsunami bleu », voilà que la gauche se requinque et parvient à sauver plus de deux cents députés. Du coup, cette UMP, forte pourtant d'une majorité absolue après ses élections, fait triste mine en ce dimanche soir ! La faute au pouvoir médiatique de plus en plus influent et aimant tant jouer de son pouvoir prospectif voire incantatoire, les résultats des élections infirment en partie ce qui était prévu et rééquilibre un peu les forces à l'Assemblée nationale. À la bonne heure !