J'ai failli attendre !

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dimanche 16 novembre 2008

Socialiste pour elle-même (et elle n'a pas tort)

S. Royal

À titre personnel, cela faisait depuis le mois de février que je n'avais pas écrit quelque chose de politique ici. Plus trop envie, plus trop d'intérêt à perdre de l'énergie sur une lutte qui devrait être importante, mais qui devient accessoire, faute d'acteurs intéressants. Pourtant, le contexte était très fertile : réforme institutionnelle, crise économique, élection d'Obama. Mais voilà qu'arrive le congrès du Parti socialiste ! Inratable, un sujet pareil.

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jeudi 7 février 2008

Votons aux élections municipales pour augmenter notre pouvoir d'achat !

Nicolas Sarkozy La politique française depuis l'élection de Nicolas Sarkozy ne ressemble plus à rien. Elle était déjà mal en point, elle devient complètement indigente.

Les idéologies sont devenues à ce point floues que d'aucuns en changent en cours de carrière — ce qui constitue un accès de franchise, tant l'entêtement de certains, quitte à sombrer dans la mauvaise foi la plus éhontée, peut agacer. Les partis ne sont plus rien, si ce n'est des appareils, des générateurs de candidats élevés en batterie. Les hommes politiques, encouragés par les médias, ne possèdent plus que le dixième de l'intégrité qu'ils avaient dans les décennies précédentes, du temps où la politique, c'était « chiant ». Et les municipales, dans tout ça ?

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lundi 18 juin 2007

Alain Juppé, le seul perdant

Alain Juppé Pour ma première intervention, je ne peux me lancer à l'eau sans branches auxquelles me raccrocher... Je commencerais donc par rebondir sur le précédent article de l'éditeur de ce blog, de surcroît mon ami, David. Car des perdants, David, il y en a eu, 467, soit 577 moins les 110 élus du premier round. 468 même, avec une unique triangulaire, qui a vu s'opposer (sur le terrain, enfin) MoDem, PS et UMP, et dont Jean Lassalle est sorti vainqueur.

Non, je ne pleure pas pour eux, car 100 % des perdants ont pu tenter leur chance, mais j'ai une pensée pour le plus grand absent de l'Assemblée nationale, Alain Marie Juppé. Ma maigre carrière d'observateur de la vie politique en France ne me permet pas de retrouver une situation comparable à la sienne aujourd'hui et ce retournement de situation après un retour réussi à la haute res publica mérite bien quelques mots.

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Législatives : finalement, tout le monde est content ?

Diagramme Assemblée On nous prédisait un grand succès pour l'UMP, appelé parfois « tsunami bleu », voilà que la gauche se requinque et parvient à sauver plus de deux cents députés. Du coup, cette UMP, forte pourtant d'une majorité absolue après ses élections, fait triste mine en ce dimanche soir ! La faute au pouvoir médiatique de plus en plus influent et aimant tant jouer de son pouvoir prospectif voire incantatoire, les résultats des élections infirment en partie ce qui était prévu et rééquilibre un peu les forces à l'Assemblée nationale. À la bonne heure !

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lundi 7 mai 2007

Nouveau président, nouvelle époque ?

Nicolas Sarkozy Cette fois-ci, les sondages disaient vrai, c'est bien Nicolas Sarkozy qui a été élu nouveau chef de notre État. Les responsabilités qui lui incombent sont importantes, car issues de ce scrutin si particulier qu'est l'élection présidentielle au suffrage universel direct. 86 % de Français ayant choisi à plus de 53 % le candidat de la majorité parlementaire sortante, ce dernier pourra s'asseoir sur une légitimité populaire rarement égalée.

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samedi 28 avril 2007

Pourquoi tant de calculs ?

Débat Royal/Bayrou Le débat si difficile à mettre en place entre Ségolène Royal et François Bayrou s'est achevé il y a quelques heures à peine. Les commentaires affluent de tous côtés. Pourtant, difficile de dire s'il s'agit d'un « événement sans précédent qui souligne la modernisation de la vie politique », comme l'affirme la candidate socialiste, ou bien une régression, le retour aux petites compromissions entre amis sous le régime des partis, rappelant la IVe République.

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mercredi 14 mars 2007

Le débat présidentiel est-il en train de sombrer ?

Devant l'énorme engouement provoqué par l'élection présidentielle au début de l'année 2007, on ne pouvait que se réjouir de l'intérêt que pouvaient porter nos chers concitoyens pour ce scrutin, qu'ils considéraient sans doute comme une pierre angulaire de leur avenir. Depuis, il semble y avoir de quoi déchanter...

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dimanche 4 mars 2007

Dis, ça existe, le centrisme ? - 2e salve

J'avais entamé ce journal il y a plusieurs mois avec notamment un billet sur le centrisme, famille politique à laquelle j'aurais personnellement une tendance toute naturelle à me rallier. Avec l'avènement de François Bayrou — peut-être peu durable, nous verrons —, dans les sondages mais surtout dans les cercles d'influence de l'opinion, c'est avec une certaine malice que je reprends mon « étude ».

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lundi 25 décembre 2006

Non au vote utile, non au duo dangereux

Royal - Sarkozy On peut se poser quelques questions sur les moyens que nous autres, pauvres citoyens, munis seulement d'un bulletin de vote et parfois de quelques neurones connectés entre eux, possédons pour résister à ce combat aseptisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Il semble indéniable que cette bipolarisation, qui n'est même pas située sur un axe droite-gauche, entraîne une surenchère démagogique, puisque jamais dans l'histoire récente électorale, une paire de candidats ne s'est présentée à quelques mois du premier tour avec un gros quart des suffrages chacun.

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jeudi 9 novembre 2006

Ségolène Royal, le renouveau suranné

La campagne interne du Parti socialiste touche à sa fin, et je crois que ce n'est pas pour déplaire à la majorité de la population. Si les militants socialistes, qui se regardent toujours obstinément le nombril, se sentant investis d'une mission immensément importante, ne sont pas lassés des débats et font mine de ne pas avoir fait leur choix, l'ensemble de l'opinion, après avoir jugé l'initiative courageuse et intéressante, s'est maintenant largement détournée de ce débat. Ceci est d'ailleurs un peu à l'image des retours que l'on a pu avoir sur les trois débats télévisés : on a beaucoup jasé autour du premier — qui était pourtant le plus ennuyeux — ; on a un peu évoqué le second, qui marquait des différences sensibles entre les candidats ; on a ignoré le troisième, qui mettait pourtant à jour l'incroyable incapacité de Ségolène Royal à accéder à la fonction suprême. Il m'étonne toujours de voir qu'on s'indigne de la nomination du cardiologue Philippe Douste-Blazy au Quai d'Orsay, mais que d'aucuns espèrent voir « l'égérie des sondages » à l'Élysée, ce qui est autrement plus grave.

Tant qu'on n'aura pas, en effet, modifié les institutions — tout le monde en parle, personne ne le fait, ne serait-ce que de façon légère — et la pratique du pouvoir, les thèmes abordés au cours de ce troisième débat étaient et resteront de la pleine compétence du président de la République. Loin toutefois du désastre un peu trop vite annoncé, Mme Royal s'est largement enlisée, sans doute n'avait-elle pas potassé jusqu'au bout l'ensemble des fiches bristol qu'on lui avait soumises.

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