Cette fois-ci, les sondages disaient vrai, c'est bien Nicolas Sarkozy qui a été élu nouveau chef de notre État. Les responsabilités qui lui incombent sont importantes, car issues de ce scrutin si particulier qu'est l'élection présidentielle au suffrage universel direct. 86 % de Français ayant choisi à plus de 53 % le candidat de la majorité parlementaire sortante, ce dernier pourra s'asseoir sur une légitimité populaire rarement égalée.
Mot-clé - Présidentielle 2007
lundi 7 mai 2007
Nouveau président, nouvelle époque ?
Par David E. le lundi 7 mai 2007, 03:06 - Politique
samedi 28 avril 2007
Pourquoi tant de calculs ?
Par David E. le samedi 28 avril 2007, 15:45 - Politique
Le débat si difficile à mettre en place entre Ségolène Royal et François Bayrou s'est achevé il y a quelques heures à peine. Les commentaires affluent de tous côtés. Pourtant, difficile de dire s'il s'agit d'un « événement sans précédent qui souligne la modernisation de la vie politique », comme l'affirme la candidate socialiste, ou bien une régression, le retour aux petites compromissions entre amis sous le régime des partis, rappelant la IVe République.
mercredi 14 mars 2007
Le débat présidentiel est-il en train de sombrer ?
Par David E. le mercredi 14 mars 2007, 00:25 - Politique
Devant l'énorme engouement provoqué par l'élection présidentielle au début de l'année 2007, on ne pouvait que se réjouir de l'intérêt que pouvaient porter nos chers concitoyens pour ce scrutin, qu'ils considéraient sans doute comme une pierre angulaire de leur avenir. Depuis, il semble y avoir de quoi déchanter...
dimanche 4 mars 2007
Dis, ça existe, le centrisme ? - 2e salve
Par David E. le dimanche 4 mars 2007, 19:31 - Politique
J'avais entamé ce journal il y a plusieurs mois avec notamment un billet sur le centrisme, famille politique à laquelle j'aurais personnellement une tendance toute naturelle à me rallier. Avec l'avènement de François Bayrou — peut-être peu durable, nous verrons —, dans les sondages mais surtout dans les cercles d'influence de l'opinion, c'est avec une certaine malice que je reprends mon « étude ».
lundi 25 décembre 2006
Non au vote utile, non au duo dangereux
Par David E. le lundi 25 décembre 2006, 23:29 - Politique
On peut se poser quelques questions sur les moyens que nous autres, pauvres citoyens, munis seulement d'un bulletin de vote et parfois de quelques neurones connectés entre eux, possédons pour résister à ce combat aseptisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Il semble indéniable que cette bipolarisation, qui n'est même pas située sur un axe droite-gauche, entraîne une surenchère démagogique, puisque jamais dans l'histoire récente électorale, une paire de candidats ne s'est présentée à quelques mois du premier tour avec un gros quart des suffrages chacun.
samedi 2 décembre 2006
L'écologie, caution politique
Par David E. le samedi 2 décembre 2006, 15:25 - Politique
Ségolène Royal n'hésite pas à avancer, dans tous ses discours copiés-collés, que « l'excellence environnementale et le codéveloppement solidaire » constitueraient un de ses thèmes majeurs de campagne présidentielle, « parce que la France ne se sauvera pas toute seule. Notre avenir, c'est aussi l'avenir des pays les plus pauvres de la planète et nous avons, dans cette campagne, à répondre à leurs interrogations et à leurs attentes. » Nicolas Sarkozy a, lui, fait de Nathalie Kosciusko-Morizet, polytechnicienne spécialiste de l'environnement et député UMP de l'Essonne, sa caution écologique, tout en reléguant ce point aux annexes du projet législatif de son parti.
Ces cadors des deux partis pachydermiques considèrent ainsi l'écologie comme un enjeu plus important que dans le passé, parce que la donne a changé. En entrant dans un nouveau cycle politique — il est probable que le prochain président de la République soit quincagénaire —, le débat s'enrichit de nouveaux thèmes. L'écologie illustre d'ailleurs tout l'échec de la campagne présidentielle de 2002 : la concentration des attentions sur la sécurité avait éclipsé l'intérêt de ce sujet dans le débat, et ce n'est pas Noël Mamère ou Corinne Lepage, avec leur charisme somme toute limité, qui avaient contribué à le mettre davantage en lumière.
jeudi 9 novembre 2006
Ségolène Royal, le renouveau suranné
Par David E. le jeudi 9 novembre 2006, 23:35 - Politique
La campagne interne du Parti socialiste touche à sa fin, et je crois que ce n'est pas pour déplaire à la majorité de la population. Si les militants socialistes, qui se regardent toujours obstinément le nombril, se sentant investis d'une mission immensément importante, ne sont pas lassés des débats et font mine de ne pas avoir fait leur choix, l'ensemble de l'opinion, après avoir jugé l'initiative courageuse et intéressante, s'est maintenant largement détournée de ce débat. Ceci est d'ailleurs un peu à l'image des retours que l'on a pu avoir sur les trois débats télévisés : on a beaucoup jasé autour du premier — qui était pourtant le plus ennuyeux — ; on a un peu évoqué le second, qui marquait des différences sensibles entre les candidats ; on a ignoré le troisième, qui mettait pourtant à jour l'incroyable incapacité de Ségolène Royal à accéder à la fonction suprême. Il m'étonne toujours de voir qu'on s'indigne de la nomination du cardiologue Philippe Douste-Blazy au Quai d'Orsay, mais que d'aucuns espèrent voir « l'égérie des sondages » à l'Élysée, ce qui est autrement plus grave.
Tant qu'on n'aura pas, en effet, modifié les institutions — tout le monde en parle, personne ne le fait, ne serait-ce que de façon légère — et la pratique du pouvoir, les thèmes abordés au cours de ce troisième débat étaient et resteront de la pleine compétence du président de la République. Loin toutefois du désastre un peu trop vite annoncé, Mme Royal s'est largement enlisée, sans doute n'avait-elle pas potassé jusqu'au bout l'ensemble des fiches bristol qu'on lui avait soumises.
mardi 31 octobre 2006
L'évidente candidature de Clémentine Autain
Par David E. le mardi 31 octobre 2006, 00:08 - Politique
Tout comme le FN n'est plus « d'extrême droite », mais défend la « droite nationale », on n'emploie plus vraiment le terme « extrême gauche ». Non, ça fait trop stalinien ; on pense bien trop facilement aux goulags et à ses funestes exterminations. Maintenant, on évoque la « gauche antilibérale », pour encore un peu plus se détacher de la gauche socialiste, qui, par constraste, est évidemment appelée « gauche sociale-libérale ».
Au cœur de cette sémantique mouvante, plusieurs personnalités aimeraient s'extraire de la gauche de la gauche, afin d'incarner l'étendard de tous les anticapitalistes de France et de Navarre. Marie-George Buffet, secrétaire nationale du moribond PCF, jamais rebaptisé, serait en fait la candidate la plus logique, car la plus versée aux habitudes de l'exercice du pouvoir. À la tête d'un parti qui compte encore quelques dizaines de parlementaires, elle est elle-même député de Seine-Saint-Denis depuis presque dix ans. Problème, son charisme est assez faible (euphémisme) et sa popularité ne l'est pas moins.
jeudi 26 octobre 2006
Le Parti socialiste et sa « démocratie »
Par David E. le jeudi 26 octobre 2006, 00:06 - Politique
Chacun son point de vue sur les fameux débats du Parti socialiste, qui innove au cours de cette campagne pour l'élection présidentielle, avec un dialogue voulu constructif entre ses différentes chapelles — et on ne peut que lui savoir gré d'impulser un peu de nouveauté dans la vie politique. D'aucuns estiment qu'il s'agit là d'une occasion intéressante de voir une véritable confrontation d'idées au sein d'un des partis dominants en France. D'autres ont plutôt la sensation que l'on assiste à un simulacre de débat, où les ambitions personnelles, hypocritement camouflées derrière une grandiloquence et une empathie toutes propres aux politiques, sont littéralement dévorantes.
Le gâteau est effectivement très gros, et il n'est pas à partager ; ainsi ont été conçues les institutions de la Ve République, à la mesure d'un personnage historique de la France, décédé il y a plus de trente-cinq ans. Pour parvenir au Saint Graal, trois cannibales tâchent ainsi de se dévorer dans une arène, et par là-même s'asseoir sur le trône doré du sommet de la République. Le spectacle est d'une cynique perversité.