J'ai failli attendre !

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dimanche 16 novembre 2008

Socialiste pour elle-même (et elle n'a pas tort)

S. Royal

À titre personnel, cela faisait depuis le mois de février que je n'avais pas écrit quelque chose de politique ici. Plus trop envie, plus trop d'intérêt à perdre de l'énergie sur une lutte qui devrait être importante, mais qui devient accessoire, faute d'acteurs intéressants. Pourtant, le contexte était très fertile : réforme institutionnelle, crise économique, élection d'Obama. Mais voilà qu'arrive le congrès du Parti socialiste ! Inratable, un sujet pareil.

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lundi 7 mai 2007

Nouveau président, nouvelle époque ?

Nicolas Sarkozy Cette fois-ci, les sondages disaient vrai, c'est bien Nicolas Sarkozy qui a été élu nouveau chef de notre État. Les responsabilités qui lui incombent sont importantes, car issues de ce scrutin si particulier qu'est l'élection présidentielle au suffrage universel direct. 86 % de Français ayant choisi à plus de 53 % le candidat de la majorité parlementaire sortante, ce dernier pourra s'asseoir sur une légitimité populaire rarement égalée.

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samedi 28 avril 2007

Pourquoi tant de calculs ?

Débat Royal/Bayrou Le débat si difficile à mettre en place entre Ségolène Royal et François Bayrou s'est achevé il y a quelques heures à peine. Les commentaires affluent de tous côtés. Pourtant, difficile de dire s'il s'agit d'un « événement sans précédent qui souligne la modernisation de la vie politique », comme l'affirme la candidate socialiste, ou bien une régression, le retour aux petites compromissions entre amis sous le régime des partis, rappelant la IVe République.

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mercredi 14 mars 2007

Le débat présidentiel est-il en train de sombrer ?

Devant l'énorme engouement provoqué par l'élection présidentielle au début de l'année 2007, on ne pouvait que se réjouir de l'intérêt que pouvaient porter nos chers concitoyens pour ce scrutin, qu'ils considéraient sans doute comme une pierre angulaire de leur avenir. Depuis, il semble y avoir de quoi déchanter...

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lundi 25 décembre 2006

Non au vote utile, non au duo dangereux

Royal - Sarkozy On peut se poser quelques questions sur les moyens que nous autres, pauvres citoyens, munis seulement d'un bulletin de vote et parfois de quelques neurones connectés entre eux, possédons pour résister à ce combat aseptisé entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Il semble indéniable que cette bipolarisation, qui n'est même pas située sur un axe droite-gauche, entraîne une surenchère démagogique, puisque jamais dans l'histoire récente électorale, une paire de candidats ne s'est présentée à quelques mois du premier tour avec un gros quart des suffrages chacun.

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jeudi 9 novembre 2006

Ségolène Royal, le renouveau suranné

La campagne interne du Parti socialiste touche à sa fin, et je crois que ce n'est pas pour déplaire à la majorité de la population. Si les militants socialistes, qui se regardent toujours obstinément le nombril, se sentant investis d'une mission immensément importante, ne sont pas lassés des débats et font mine de ne pas avoir fait leur choix, l'ensemble de l'opinion, après avoir jugé l'initiative courageuse et intéressante, s'est maintenant largement détournée de ce débat. Ceci est d'ailleurs un peu à l'image des retours que l'on a pu avoir sur les trois débats télévisés : on a beaucoup jasé autour du premier — qui était pourtant le plus ennuyeux — ; on a un peu évoqué le second, qui marquait des différences sensibles entre les candidats ; on a ignoré le troisième, qui mettait pourtant à jour l'incroyable incapacité de Ségolène Royal à accéder à la fonction suprême. Il m'étonne toujours de voir qu'on s'indigne de la nomination du cardiologue Philippe Douste-Blazy au Quai d'Orsay, mais que d'aucuns espèrent voir « l'égérie des sondages » à l'Élysée, ce qui est autrement plus grave.

Tant qu'on n'aura pas, en effet, modifié les institutions — tout le monde en parle, personne ne le fait, ne serait-ce que de façon légère — et la pratique du pouvoir, les thèmes abordés au cours de ce troisième débat étaient et resteront de la pleine compétence du président de la République. Loin toutefois du désastre un peu trop vite annoncé, Mme Royal s'est largement enlisée, sans doute n'avait-elle pas potassé jusqu'au bout l'ensemble des fiches bristol qu'on lui avait soumises.

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mardi 31 octobre 2006

L'évidente candidature de Clémentine Autain

Tout comme le FN n'est plus « d'extrême droite », mais défend la « droite nationale », on n'emploie plus vraiment le terme « extrême gauche ». Non, ça fait trop stalinien ; on pense bien trop facilement aux goulags et à ses funestes exterminations. Maintenant, on évoque la « gauche antilibérale », pour encore un peu plus se détacher de la gauche socialiste, qui, par constraste, est évidemment appelée « gauche sociale-libérale ».

Au cœur de cette sémantique mouvante, plusieurs personnalités aimeraient s'extraire de la gauche de la gauche, afin d'incarner l'étendard de tous les anticapitalistes de France et de Navarre. Marie-George Buffet, secrétaire nationale du moribond PCF, jamais rebaptisé, serait en fait la candidate la plus logique, car la plus versée aux habitudes de l'exercice du pouvoir. À la tête d'un parti qui compte encore quelques dizaines de parlementaires, elle est elle-même député de Seine-Saint-Denis depuis presque dix ans. Problème, son charisme est assez faible (euphémisme) et sa popularité ne l'est pas moins.

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