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Mot-clé - centrisme

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dimanche 4 mars 2007

Dis, ça existe, le centrisme ? - 2e salve

J'avais entamé ce journal il y a plusieurs mois avec notamment un billet sur le centrisme, famille politique à laquelle j'aurais personnellement une tendance toute naturelle à me rallier. Avec l'avènement de François Bayrou — peut-être peu durable, nous verrons —, dans les sondages mais surtout dans les cercles d'influence de l'opinion, c'est avec une certaine malice que je reprends mon « étude ».

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mercredi 1 novembre 2006

Dis, ça existe, le centrisme ?

François Bayrou François Bayrou, ce fils d'agriculteur béarnais plutôt sympathique, va peut-être enfin réussir là où Jean Lecanuet avait (partiellement) échoué en 1965 : s'échapper de la collision des blocs de gauche et de droite, en incarnant une « troisième voie », selon l'expression consacrée. En effet, si Valéry Giscard d'Estaing a été élu en 1974 sous la bannière de l'UDF et qu'il a certes modernisé le pays, notamment du point de vue des mœurs, il n'en était pas moins un conservateur, que l'on associera donc à la droite.

D'ailleurs, depuis la présidentielle de 1969, le parti centriste autonome, dont les appellations et la formation ont varié au cours des décennies, a toujours penché à droite, que ce soit dans les idées ou dans les coalitions pour constituer des majorités locales ou nationales. Avant la formation de l'UMP en 2002, parti composite regroupant des personnalités aussi diverses que Sarkozy, Dupont-Aignan ou Debré, n'entendait-on pas systématiquement, au cours des soirées électorales, la juxtaposition « RPR-UDF » ?

Depuis deux ans, François Bayrou, qui a conservé ses fidèles, c'est-à-dire ceux qui ne l'ont pas quitté pour l'UMP, s'enhardit et en vient à aspirer à une destinée présidentielle. En 2002, au terme d'une campagne débutée trop tôt avec son bus au colza et dont le point d'orgue fut la baffe infligée à un gamin à Strasbourg, Bayrou réalisait un score de 6,84 %. Cette fois, il veut faire mieux ; et, par là-même, se voit au second tour.

Je suis, à titre personnel, plutôt ouvert à cette idée de ne pas toujours confronter ces deux blocs monolithiques, dont on fait croire que les membres ne dînent jamais les uns avec les autres, lorsque les micros sont fermés. À l'instar de Bayrou (et d'autres), il me semble également que les institutions de la Ve République sont obsolètes et ne permettent qu'un stérile affrontement entre deux camps, le plus souvent la droite et la gauche (avec toutes les nuances que cela comporte).

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