
À y regarder de près, cette image tirée de De l'autre côté le fige assez bien. La symétrie et la différence. La proximité et la distance. La vieille Allemande et la jeune Turque se rencontrent, se touchent et se rapprochent, à l'instar de leurs drapeaux respectifs sur le bureau, et c'est une symphonie à six personnages, écrite par Fatih Akin, qui se déroule avec maîtrise, sensibilité et un brin de malice.
Frédéric Beigbeder avait tenté de sortir de ses années de publicitaire par la grande porte en faisant solde de tout compte : peu après la parution, en 2000, de 99 francs, il est licencié par l'entreprise qui l'emploie et qu'il condamne, et se met définitivement à l'écriture, puis à l'édition. Cependant, son livre brossant le tableau de ce monde vraiment détestable est malheureusement rouvert par Jan Kounen, chantre du cinéma gadget, qui en fait un film cynique et accablant.
Depuis les débuts de ce blog, qui va tenter une nouvelle fois de renaître de ses cendres, je souhaitais faire la part belle au cinéma. Ce dernier fait partie non pas d'une passion, mais d'un besoin physique et intellectuel qui s'exprime avec d'autant plus d'aisance que je me trouve dans la capitale.